Carry Le Rouet et les Calanques

En Provence, la Côte Bleue

23 septembre/29 septembre

Dans la présentation de ce voyage, nous vous avions proposer de : »savourer une fin d’été sur la Côte Bleue quand la douceur angevine n’est plus au rendez vous ». Ce circuit de septembre a été particulièrement réussi grâce à une météo excellente et surtout par le projet: Arles, la Camargue, Saintes Maries de la Mer, Aix en Provence, Baux de Provence, Cassis, Marseille, Berre…

L’empreinte du passé :

En Provence l’empreinte romaine est remarquable en son exceptionnel état de conservation. Arles est le haut lieu de cette civilisation romaine, le Théâtre Antique, Les Arènes, le Cirque romain, à Aix, les thermes et l’aqueduc, le Pont Flavien à St Chamas (du 1 er siècle comme le Pont du Gard), St Rémy de Provence. A Arles, l’église St Trophime affiche l’union de l’Art Romain et de l’architecture romane.

La lumière et les couleurs:

Celles qui nous ont surpris et aussi celles que les peintres ont emprisonnées dans leurs créations, Van Gogh à Arles, Cézanne à Aix, Matisse à Cassis, Corot à Martigues.

Diversité des paysages:

L’eau : la Camargue entourée des bras du Rhône, l’eau saumâtre de l’Etang de Berre, l’eau rose des salins, l’eau turquoise et saphir des Calanques.

Les massifs montagneux : La Sainte Victoire, peinte plus de 60 fois par Cézanne, est le plus haut sommet de calcaire coquillier, la chaîne de l’Estaque et ses calanques bordent la mer, les « camelles » de sel à Salins de Giraud ont des allures de collines.

La plaine de la Crau, entre le Rhône et les Alpilles, est soit luxuriante avec ces vergers et ces cultures maraîchères abritées par des haies de peupliers ou désertique quand les  » mérinos d’Arles » y paissent.

Diversité de la nature :

Celle des végétaux: l’olivier, les figuiers, les cyprès, les micocouliers, les platanes le long des rues des villes et villages, les pins en particulier le pin d’Alep (il se dit que le pin d’Alep est arrivé ici grâce à des graines collées aux chaussures de croisés), les champs de culture de riz. Notre étonnement de voir des troncs d’arbres carbonisés sur les flancs de collines, « c’est l’incendie de 2015 ». Pourquoi pas de replantation ? Après le feu il faut savoir prendre son temps : les chênes kermès et d’Alep savent se régénérer lentement, mais un arbre sorti d’une pépinière meurt facilement s’il n’est pas arrosé.

Celle des oiseaux : tous ceux des zones humides (que nous n’avons pas tous reconnus) mais et surtout les flamands roses que nos appareils photos ont traqué.

Les cigales : pas entendues ni vues sauf en vente et en céramique…

Diversité dans les spécialités culinaires et alimentaires :

Celles que nous avons appréciées : la guardiane camarguaise et son riz (viande de taureau cuite lentement dans du vin), les navettes et croquants (gâteaux très secs), le saucisson de taureau, les calissons d’Aix (selon la légende ils auraient été fabriqués pour dérider la Reine Jeanne le jour de son mariage avec le Roi René, duc d’Anjou et comte de Provence à la fois).

Et celles connues mais pas dégustées: la bouillabaisse, la rareté des poissons en Méditerranée lui vaut d’être très chère, les olives cassées des Baux de Provence, les oursins de Carry (ils se dégustent en février). Nous avons mis aussi dans nos bagages, l’huile d’olive et pour nos barbecues à venir, les herbes de Provence.

Arles : avec ses Arènes, son Théatre Antique et le cirque, Arles est la ville romaine, Van Gogh y a laissé son empreinte, durant son séjour il y a peint plus de 200 toiles. Le 8 octobre dernier, dans les arènes, a eu lieu la dernière course de la saison : le trophée des AS.

La Camargue et la visite de la manade « Le Mas du Ménage« : Alexandre, le manadier, nous a expliqué la Camargue. L’élevage des taureaux(noirs avec des cornes en forme de lyre) reste une activité principale, les taureaux sont dressés pour les courses camarguaises, pas de mise à mort comme dans les corridas espagnoles, l’enjeu d’une course est de prendre la cocarde fixée sur le taureau, ce sont les raseteurs qui évoluent dans l’arène. Les taureaux participent régulièrement à ces courses ce qui « élève et grandit  » l’animal. Dans les champs, les taureaux sont dirigés et conduits par les cavaliers et chevaux blancs camarguais.

Saintes Maries de la mer : la légende des Saintes (Marie Jacobé, Marie Salomé et Sara) nous explique l’évangélisation de la Provence. La ville est le théâtre, en mai, du fameux pèlerinage des gitans. L’église, véritable forteresse, abrite les reliques des Saintes.

Aix en Provence: la ville des calissons des fontaines et des hôtels élégants. C’est aussi la ville de Cézanne, le circuit Paul Cézanne a été réalisé pour repérer les lieux fréquentés par l’artiste, il est matérialisé avec un pavé de laiton gravé. Ce mardi-là était jour de marché : géant ce marché alimentaire (un surprenant étal de champignons locaux) mais aussi des produits régionaux tels que cotonnades provençales et santons.

Depuis le port de Cassis, nous avons fait le tour de trois calanques (Port Miou, Port Pin, d’en Vau). Les falaises qui bordent cette mer si limpide sont impressionnantes, le long de ces falaises un sport inaccessible pour nous : l’escalade.

Marseille et la « Bonne Mère« : le point d’orgue de notre circuit, il faut mériter de monter sur ce piton, mais là-haut le panorama est surprenant et l’intérieur de la Basilique Notre Dame de la Garde est éblouissant avec ses marbres colorés ses mosaïques et ses peintures. Du tour panoramique de la ville, je ne garde que le souvenir de l’édifice du Mucéum et de son quartier.

Martigues ou la « Venise provençale » : comme Corot , ce matin-là, quelques peintres, autour du « Miroir aux oiseaux » plan d’eau où se reflètent les habitations colorées, exprimaient leur talent.

En traversant la petite ville de Carry, nous avons entre aperçu la maison de Fernandel, cette partie de la côte bleue a une activité de port de pêche et de plaisance ainsi que de station balnéaire. L’activité industrielle de l’étang de Berre est présente tout autour en particulier les raffineries, la pollution est aujourd’hui plus maîtrisée. A Miramas, et en 2000, un monumental Pin d’Alep a été classé arbre remarquable, nous avons été étonné par son gigantisme.

Le programme de cette semaine « Côte Bleue » nous a comblé : des découvertes agréablement dévoilées par une accompagnatrice, Lara, dont chacun a pu apprécié les fines et grandes connaissances de la région.

m.c. kolesnik